L’asbl Mundus maris, section d’Akure, implantée à l’Université Fédérale de Technologie d’Akure (FUTA), au Nigeria, s’est jointe à des millions de personnes à travers le monde pour célébrer la Journée mondiale de l’océan 2026, du 8 au 10 juin 2026, sous le thème mondial : « Des aires marines protégées solides pour notre planète bleue ». Le thème proposé par le projet « Journée mondiale de l’océan » met en avant le rôle essentiel que joue l’océan dans le maintien de la vie sur Terre et souligne la nécessité urgente de préserver et de protéger les écosystèmes marins pour les générations actuelles et futures. En collaboration avec nos partenaires Aquaworld et FishLead Hub, ces trois jours d’activités ont mobilisé un large public, notamment des jeunes.

Le professeur O.A. Fagbenro, la Dr Lydia Adeleke et le Dr O.K. Gbadamosi sur FUTA Radio, le 8 juin 2026

Activités du jour-1, 8 juin 2026 : émission radio de sensibilisation

Les festivités ont débuté le 8 juin 2026 par une émission-débat consacrée au thème de la Journée mondiale de l’Océan sur FUTA Radio (93,1 FM).

Au programme figuraient d’éminents intervenants du département des Technologies de la Pêche et de l’Aquaculture de l’Université Fédérale de Technologie d’Akure : le professeur O. A. Fagbenro, le docteur O. K. Gbadamosi et la docteure Lydia Adeleke.

Étaient également présents des représentants d’Aquaworld (dirigés par Eweola Paul, qui suit actuellement un master en Europe).

Au cours de cette session interactive, les participants ont posé plusieurs questions portant sur la préservation de l’océan, les aires marines protégées et l’exploitation durable des ressources marines.

Les intervenants ont apporté des réponses exhaustives, sensibilisant ainsi davantage le public à l’importance de la Journée mondiale de l’Océan et à la nécessité d’une action collective pour protéger les écosystèmes marins. Ils ont souligné que les Aires Marines Protégées (AMP) constituent une stratégie concrète et efficace pour relever bon nombre de ces défis. Lorsqu’elles sont correctement mises en place et gérées, les AMPs peuvent :

  • Restaurer les populations de poissons en déclin ;
  • Préserver les espèces marines menacées ;
  • Protéger les écosystèmes des mangroves ;
  • Renforcer la résilience des zones côtières face au changement climatique ;
  • Promouvoir une pêche durable ; et
  • Soutenir la croissance de l’économie bleue du Nigeria à travers le tourisme, la pêche, le transport maritime et d’autres industries liées à l’océan.

Un échantillon représentatif des membres d’Aquaworld et de FishHub lors de l’émission de radio de la FUTA du 8 juin 2026 (à l’extrême droite, M. Fadairo, premier lauréat du prix « Mundus maris Réquin » décerné dans le cadre des activités de la Journée mondiale de l’Océan 2015)

Plus tôt dans la journée, la Dr Lydia Adeleke avait également participé à l’émission de radio « Good Morning Nigeria » diffusée sur la chaîne Orange 94,5 FM de l’Ondo State Radiovision Corporation (OSRC), où elle a évoqué l’importance de la conservation du milieu marin et la pertinence du thème de la Journée mondiale de l’Océan 2026. Dans les points forts de son intervention, la Dr Adeleke a souligné que l’océan couvre plus de 70 % de la surface de la Terre et fournit de nombreux services essentiels, notamment l’approvisionnement alimentaire, les moyens de subsistance, le transport, la régulation du climat et la production d’oxygène. Elle a souligné que l’océan constitue véritablement le poumon de la planète. Cependant, elle a également mis en avant les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes marins à l’échelle mondiale, notamment la pollution, la surpêche, la destruction des habitats, les marées noires et le changement climatique. Ces pressions d’origine humaine continuent d’éroder la biodiversité marine et de porter atteinte à la santé des milieux océaniques.

Flyer annonçant le thème de l’émission « Good Morning Nigeria » sur Orange FM 94,5.

Le rôle des aires marines protégées (AMP) a été au cœur des débats. Les AMPs sont des zones délimitées des océans, des mers et des eaux côtières où les activités humaines sont réglementées afin de préserver la biodiversité et de maintenir la santé des écosystèmes. Ces aires protégées offrent des habitats sûrs aux mangroves, aux poissons, aux mammifères marins, aux coraux et à d’autres espèces aquatiques, leur permettant de se reproduire, de grandir et de prospérer. La discussion a mis en évidence l’importance de la conservation du milieu marin au Nigeria. Le pays dispose d’un vaste littoral s’étendant sur environ 853 kilomètres le long de l’océan Atlantique et couvrant plusieurs États côtiers, notamment ceux de Lagos, d’Ogun, d’Ondo, du Delta, de Bayelsa, de Rivers, d’Akwa Ibom et de Cross River.

Des millions de Nigérians dépendent directement et indirectement des ressources marines pour leur sécurité alimentaire, l’emploi, les transports, le tourisme et le développement économique. Malgré ces avantages, l’environnement marin du Nigeria est confronté à de nombreux défis, notamment la pollution par les plastiques, l’élimination sans discernement des déchets, l’érosion côtière, les pratiques de pêche illégales et non durables, la dégradation des mangroves et la pollution par les hydrocarbures, en particulier dans la région du delta du Niger. Ces pressions environnementales menacent la biodiversité marine et ont un impact négatif sur les moyens de subsistance des communautés côtières.

Un Appel à l’Action

Le programme s’est conclu par un appel à la responsabilité collective en matière de protection des ressources marines du Nigeria. La préservation de l’environnement n’incombe pas uniquement aux organismes publics ; chaque citoyen a un rôle important à jouer. Chacun peut y contribuer en réduisant ses déchets plastiques, en participant à des campagnes de nettoyage des plages, en soutenant les pratiques de pêche durables, en encourageant l’éducation à l’environnement et en plaidant en faveur de politiques de protection de l’environnement plus strictes.

On a rappelé à l’assemblée que l’océan relie tous les peuples et toutes les nations. Protéger l’environnement marin n’est pas seulement une responsabilité environnementale, mais aussi un investissement dans la santé publique, la sécurité alimentaire, la croissance économique et la prospérité nationale.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan 2026, célébrée dans le monde entier, l’asbl Mundus maris, basée à Akure, réaffirme son engagement à sensibiliser le public et à promouvoir des actions contribuant à la conservation et à l’utilisation durable des ressources marines et côtières, dans l’intérêt des générations actuelles et futures.

Activités du jour-2 : conférences et concours de peinture « Art et science » 

Les intervenants ont expliqué que les aires marines protégées (AMP) bien gérées jouent un rôle essentiel pour garantir la durabilité de la pêche. En protégeant les zones de reproduction, les sites de frai et les habitats de nourrissage, les AMPs permettent aux populations de poissons de se reproduire et de se développer sans interférence humaine excessive. Ils ont en outre souligné que les espèces de poissons présentes dans les zones protégées voient souvent leur abondance et leur taille augmenter. À mesure que les populations de poissons se reconstituent, certains individus migrent vers les eaux environnantes, créant ce que les scientifiques appellent « l’effet de débordement ». Ce processus profite aux pêcheries locales en augmentant les stocks de poissons exploitables dans les zones de pêche adjacentes, tout en préservant l’équilibre écologique au sein des écosystèmes marins.

Les étudiants ont appris que des AMPs solides et bien gérées contribuent de manière significative au développement économique. Les environnements marins protégés attirent les touristes, les chercheurs et les amateurs d’activités de loisir, créant ainsi des opportunités pour l’éco-tourisme et les activités économiques qui y sont liées. De plus, une pêche durable, soutenue par des écosystèmes marins sains, offre des opportunités d’emploi et des sources de revenus aux communautés côtières. Les intervenants ont souligné que la préservation du milieu marin n’est pas seulement une nécessité environnementale, mais aussi un investissement économique qui contribue à garantir la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la prospérité à long terme des communautés qui dépendent des ressources marines.

Vue d’ensemble des participants aux conférences organisées à l’école “Higher Heights” d’Akure, au Nigeria.

Un autre aspect important abordé a été le rôle des AMPs en tant que laboratoires naturels pour la recherche scientifique. Les aires protégées offrent aux scientifiques la possibilité d’étudier les écosystèmes marins, de suivre les changements environnementaux et d’évaluer l’impact des activités humaines sur la biodiversité. Les conférenciers ont également souligné l’importance de l’éducation à l’environnement pour favoriser une culture de la préservation chez les jeunes. Grâce à des programmes de sensibilisation, à des activités scolaires et à l’engagement de la communauté, les générations futures pourront acquérir une meilleure compréhension de la valeur de l’océan et de la nécessité de le protéger.

Au total, cent soixante-dix (170) étudiants ont participé à cette session de conférences. Les étudiants ont interagi activement avec les intervenants, ont posé des questions et ont manifesté un vif intérêt pour les questions liées à la conservation du milieu marin, à la protection de la biodiversité et à la gestion durable de l’océan. Les supports de présentation utilisés au cours du programme sont disponibles via les liens ci-joints.

Concours de peinture « Art & Science »

Un concours de peinture « Art & Science » a été organisé parallèlement à la série de conférences, dans le but d’encourager la créativité et d’approfondir la compréhension des élèves en matière de conservation marine via l’expression visuelle.

Des élèves au travail

Au total, trente-cinq (35) élèves ont participé à cet atelier de peinture. En utilisant l’art comme outil de communication, les élèves ont réalisé des illustrations illustrant le thème de la Journée mondiale de l’océan et soulignant l’importance de protéger les écosystèmes marins, de préserver la biodiversité, de réduire la pollution et de promouvoir l’utilisation durable des ressources océaniques.

Les peintures ont fait preuve d’une créativité et d’une innovation remarquables, ainsi que d’une bonne compréhension des messages environnementaux abordés lors des conférences. À l’issue de l’évaluation des œuvres, les participants les plus remarquables ont été récompensés par les prix de la première, deuxième et troisième place respectivement.

Heureux gagnants de la session de peinture

Ce concours a constitué une excellente occasion de concilier science, sensibilisation à l’environnement et expression artistique, tout en incitant les élèves à devenir des ambassadeurs de la préservation de l’océan au sein de leurs établissements scolaires et de leurs communautés.

Les activités de la deuxième journée ont su allier avec succès éducation, créativité et défense de l’environnement, contribuant ainsi à l’objectif global de sensibilisation à l’importance de zones marines protégées solides pour préserver une planète bleue saine et productive.

Photo de groupe réunissant participants et professeurs

Activités du jour-3 : « Clean-Up Carnival »

Les célébrations de la Journée mondiale de l’océan 2026 se sont achevées le 10 juin 2026 par un « Clean-Up Carnival » organisé aux abords de la Porte Ouest de l’Université Fédérale de Technologie d’Akure, dans le quartier d’Oba-nla à Akure, dans l’État d’Ondo, au Nigeria. Cette initiative visait à transformer la prise de conscience en action concrète en faveur de la protection de l’environnement et en encourageant la participation de la communauté à la préservation des écosystèmes aquatiques.

Le nettoyage bat son plein

Cet événement a bénéficié de la participation active de membres d’Aquaworld, de FishHub et d’étudiants du département des Technologies de la Pêche et de l’Aquaculture de l’Université Fédérale de Technologie d’Akure (FUTA). Les participants se sont rassemblés tôt le matin et se sont lancés dans une opération de nettoyage visant à retirer les déchets et autres détritus présents dans le milieu environnant.

Cette opération de nettoyage a permis de mettre en pratique les principes de la protection de l’environnement et de la gestion durable des déchets. Les participants ont ramassé et correctement trié les déchets plastiques, les sachets d’eau, les bouteilles, les papiers et autres détritus susceptibles de se retrouver dans les réseaux d’assainissement, les rivières et, à terme, l’océan.

Des quantités impressionnantes de plastique ont été collectées en vue d’un traitement professionnel par une entreprise locale

Cet exercice a mis en évidence le lien entre les activités terrestres et la pollution marine, renforçant ainsi le message selon lequel la protection de l’océan commence par le maintien de la propreté de notre environnement immédiat. Ce programme a largement contribué à sensibiliser le public à l’importance de la protection des écosystèmes marins et à promouvoir la vision mondiale d’un océan sain, résilient et productif pour les générations actuelles et futures.

L’équipe organisatrice, très fière, à l’issue de trois journées intenses consacrées à la protection de l’océan et de leur environnement immédiat

Texte et photos de la Dr Lydia Adelek. Félicitations !